16.04.2026

Semer ses couverts à la volée avant moisson : simple, économique et agronomique !

L’implantation des couverts végétaux est devenue un levier majeur pour préserver la fertilité des sols, améliorer leur structure, limiter l’érosion et augmenter la résilience des systèmes de culture. Pourtant, dans la pratique, l’un des principaux freins reste le créneau de temps très court disponible après les moissons d’été : entre gestion des pailles, déchaumage, semis et les autres chantiers d’été, les agriculteurs ont souvent peu de temps à consacrer aux couverts végétaux. 
Pour répondre à cette contrainte, une technique de semis est remise au goût du jour et révèle tout son potentiel : le semis de couverts à la volée avant moisson. Bien qu’encore peu connue, cette pratique est désormais documentée, testée et validée par des agriculteurs toujours plus nombreux, par les organismes techniques, mais aussi les fabricants de matériels agricoles (épandeurs à engrais). Enfin, la récente innovation au niveau des semences, avec la technologie SAS FLY, vient renforcer l’efficacité de cette pratique et permet de la généraliser. Abordons ce sujet plus en détail.

Une technique maîtrisée

Semer son couvert avant la moisson, une technique simple et éprouvée 
Le principe du semis à la volée avant moisson consiste à épandre un couvert directement dans la culture en place (blé ou orge), quelques jours avant la moisson. Contrairement aux idées reçues, cette méthode n’est ni expérimentale ni aléatoire. Les travaux conduits par ARVALIS montrent ainsi que les levées obtenues sont équivalentes, voire supérieures, à celles observées après moisson lorsque le semis est réalisé une dizaine de jours avant la récolte. Ce résultat s’explique notamment par le maintien d’un microclimat humide sous le couvert des céréales encore debout, alors que l’humidité du sol chute brutalement après le passage de la moissonneuse. 
Les essais Greenotec et Agro-Transfert montrent également une amélioration de la structure du sol, un contrôle accru des adventices et une réduction des coûts d’implantation.

Le seul matériel nécessaire, un épandeur à engrais !
L’un des atouts du semis à la volée avant moisson est la simplicité du chantier. Un épandeur à engrais centrifuge suffit pour réaliser le semis ; un matériel présent dans la grande majorité des exploitations !
Les épandeurs à disques classiques permettent de réaliser un travail homogène si les réglages sont adaptés aux semences, notamment en grande largeur. Les travaux de Greenotec et de Terraé soulignent que la qualité de la balistique des graines joue un rôle central dans la réussite du chantier, notamment lorsque l’on souhaite atteindre des largeurs d’épandage de 24 à 36 mètres. Certaines espèces possèdent naturellement une bonne capacité de projection, tandis que d’autres nécessitent un enrobage pour améliorer leur portée et leur régularité. C’est le cas notamment pour les couverts en mélange multi-espèces. Cérience a fait le choix d’enrober les graines les plus petites afin d’homogénéiser le poids des différentes espèces et de garantir ainsi un épandage régulier. Par exemple, le mélange Chlorofiltre Jet SAS FLY est composé de 55 % de graines de vesce velue nues et 45 % de radis fourrager enrobés avec la technologie SAS FLY. 
Précisons enfin que les couverts de la gamme SAS FLY sont référencés dans les outils de réglage des principaux fabricants d’épandeurs : Amazone, Kuhn, Sky, Bogballe, etc. Il est donc très simple de trouver le réglage de son matériel en fonction du couvert et de la largeur d’épandage.

 

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Moutarde, radis fourrager et vesce font partie des espèces les mieux adaptées au semis à la volée 
Toutes les espèces ne se prêtent pas à un semis à la volée. Les semences de petite à moyenne taille, comme le radis fourrager, le moha, la vesce ou encore les trèfles, se prêtent particulièrement bien à un semis à la volée. Plusieurs essais ARVALIS montrent que des espèces comme le radis fourrager, la vesce ou la moutarde lèvent même mieux avant moisson qu’après, grâce à des conditions d'humidité plus favorables. 
À l’inverse, les grosses graines comme la féverole ou le pois sont plus difficiles à implanter dans ces conditions, car elles nécessitent un contact sol-graine plus marqué et une humidité mieux maîtrisée.

Quelques points de vigilance bien identifiés
La technique du semis à la volée avant moisson est aujourd’hui une technique bien maîtrisée, et certains points de vigilance sont d’ailleurs clairement identifiés pour favoriser la réussite du couvert : 
- Eviter les parcelles trop sales, les adventices risquent de concurrencer le couvert et de gagner de la place ; 
- Eviter les semis trop anticipés (plusieurs semaines avant la moisson) qui sont plus aléatoires et un couvert trop développé risquerait d’être abîmé lors de la moisson ; 
- Lors de la moisson, privilégier des pailles broyées pour maintenir l’humidité du sol.

De nombreux avantages économiques et agronomiques 

Un chantier d’une grande simplicité 
Le premier avantage du semis à la volée avant moisson est sans doute la simplicité du chantier. Il nécessite un matériel très basique et souvent déjà disponible dans l’exploitation, un épandeur à engrais. Et surtout, en un seul passage le « chantier couvert » est terminé ! 
Cette technique s’intègre parfaitement dans les stratégies d’allégement de la mécanisation et pour des exploitations ayant des parcelles éloignées.

Un gain de temps considérable 
Sur le plan organisationnel, le gain de temps est significatif. Alors que les interventions se bousculent habituellement lors de la période post-moisson (gestion des pailles, déchaumage, semis des couverts, roulage…), le semis à la volée avant moisson permet d’alléger considérablement le planning des chantiers. Dès la fin juin ou début juillet, la parcelle est déjà semée, ce qui libère du temps pour d’autres chantiers ou une pause estivale bien méritée !
- Un seul passage dans la parcelle ;
- Un débit de chantier très élevé ;
- Un planning post-moisson allégé.

Un coût d’implantation nettement inférieur 
Autre avantage de taille : opter pour un semis à la volée représente une source majeure d’économies. En effet, la simplicité et la rapidité de mise en œuvre permettent de supprimer plusieurs passages d’outils et donc, de réduire drastiquement les charges de mécanisation, de carburant et de main d’œuvre. Et même si les semences adaptées à cette technique sont légèrement plus chères, le coût du chantier à l’hectare diminue fortement ! 
Comparé à un semis classique après moisson, le semis à la volée :
- Supprime plusieurs passages d’outils ;
- Réduit les coûts de main d’œuvre ;
- Réduit la consommation en carburant ;
- Réduit l’usure du matériel.

Des atouts agronomiques et une meilleure levée du couvert  
En plus des atouts liés à sa mise en œuvre, le semis à la volée est bénéfique d’un point de vue agronomique et culturale. En effet, cette technique supprime les étapes de travail du sol et limite ainsi le tassement, ce qui est favorable à la structure du sol et à son activité biologique.
Enfin, la pratique montre une très bonne implantation des couverts. Le semis sous la céréale bénéficie d’une humidité résiduelle qui favorise sa germination. La levée est souvent plus rapide avant moisson qu’après, notamment parce que le sol n’a pas encore été exposé au dessèchement brutal post-moisson. Une fois la paille au sol, elle agit comme un mulch qui protège encore davantage les jeunes plantules.
-Pas de travail du sol ni tassement ;
-Favorise une bonne structure du sol et son activité biologique ;
-Une levée équivalente ou supérieure à un semis post‑moisson pour plusieurs espèces (radis fourrager, moutarde, vesce…) ; 
-Une résilience accrue face au stress hydrique grâce au mulch de paille laissé après moisson.

En résumé :

Le semis de couverts végétaux à la volée avant moisson est une technique innovante. Elle dispose aujourd’hui d’un itinéraire technique maîtrisé, d’une sélection de semences adaptée et la qualité d’épandage est optimisée grâce à la technologie sur semences SAS FLY. 
Face aux enjeux économiques et agronomiques, cette technique offre aux agriculteurs une véritable alternative pour le semis de leurs couverts : 

  • Une mise en œuvre simple et rapide ;
  • Une réduction majeure des coûts de mécanisation ;
  • Un gain de temps précieux en pleine période des moissons ;
  • Une bonne implantation des couverts,
  • Un atout agronomique.

 

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Voir la gamme des couverts SAS FLY

 

Sources : Arvalis – 06/2025 - Couvert semé à la volée avant moisson : une technique qui revient au goût du jour : https://www.arvalis.fr/infos-techniques/couvert-seme-la-volee-avant-moisson-une-technique-qui-revient-au-gout-du-jour  Entraid – 06/2021 - Comment semer les couverts à la volée avant moisson? : https://www.entraid.com/articles/semer-couverts-vegetaux-volee-avant-moisson  ASBL Greenotec – 01/2024 - Semis de couverts à la volée avant moisson : https://www.terrae-agroecologie.be/fiches-synthese-technique/semis-de-couverts-la-volee-avant-moisson